Château de La Roche Guyon | Le jardin anglais
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LE JARDIN ANGLAIS : UN PAYSAGE DES LUMIÈRES

 

« Le château de La Roche Guyon connut son apogée au XVIIIe siècle sous l’influence du duc de La Rochefoucauld et de sa fille, la duchesse d’Enville, aristocrate éclairée qui imagina un jardin anglais nourri de la pensée des Lumières. Ses promenades dessinées comme de véritables paysages philosophiques et littéraires, étaient plantées d’espèces rares et agrémentées de fabriques, de grottes et de cascades propres à la discussion, à la lecture ou à la méditation. »

Gabriel Wick, Un paysage des Lumières. Le jardin anglais du château de La Roche-Guyon, Éd. Artlys, 2014.

 

Endormi depuis près de deux siècles, la nature a repris ses droits mais le jardin offre, à qui sait le voir, les vestiges d’un parc « à la mode » du XVIIIe siècle. Aujourd’hui sa beauté réside dans le contraste entre le monde minéral de la falaise de craie et le monde végétal de ce sous bois.

 

Les promenades de la Montagne, dites aujourd’hui Jardin anglais, est un ensemble de quatre promenades en lacets : les promenades de la Trinité, les promenades de la Tour, les promenades du Château et les promenades du Prieuré.

 

Chacune offre une ambiance, une esthétique qui lui est propre. Le visiteur est invité à admirer de véritables tableaux vivants mettant en scène le paysage environnant au gré des saisons et des travaux agricoles. Des pavillons disparus (belvédère, maison chinoise, chaumière) ainsi que le portail néo-gothique complétaient ce dispositif facilitant une plongée dans un autre espace temps ou dans une autre contrée imaginaire.

 

Si le bruit de l’eau s’est à jamais éteint, les anciens aménagements hydrauliques se devinent encore : cascade de 25 m de hauteur, bassin de la mare de la tour et arrivée d’un aqueduc. Des grottes rocailles incrustées de coquillages et de tessons jalonnent ce parcours tels des lieux de ressourcement et d’intimité.

 

Bien plus qu’un simple lieu d’agrément, ce parc paysager est l’expression des sensibilités d’une famille, celle de la Duchesse d’Enville, passionnée d’agronomie, de géologie et d’art. Dans son château, la duchesse accueillait régulièrement son cercle d’amis composé d’intellectuels progressistes, de ministres, et d’artistes tels l’abbé Dellile, Turgot, Jean-Marie Morel, Condorcet et Hubert Robert.

 

Malgré tout, le Jardin anglais de la duchesse d’Enville reste une partie oubliée du domaine, comme renfermée sur ses souvenirs. La volonté de l’Etablissement Public du Château de La Roche-Guyon est justement de préserver l’esprit sauvage du lieu.

 


Le jardin anglais est accessible en visites guidées lors de Plantes Plaisirs Passions, des Rendez-vous aux jardins et des Journées Européennes du Patrimoine. La visite commentée emprunte un parcours en lacets, et des allées de buis teintées de mystères.


LE JARDIN ANGLAIS : UN PAYSAGE DES LUMIÈRES

 

« Le château de La Roche Guyon connut son apogée au XVIIIe siècle sous l’influence du duc de La Rochefoucauld et de sa fille, la duchesse d’Enville, aristocrate éclairée qui imagina un jardin anglais nourri de la pensée des Lumières. Ses promenades dessinées comme de véritables paysages philosophiques et littéraires, étaient plantées d’espèces rares et agrémentées de fabriques, de grottes et de cascades propres à la discussion, à la lecture ou à la méditation. »

Gabriel Wick, Un paysage des Lumières. Le jardin anglais du château de La Roche-Guyon, Éd. Artlys, 2014.

 

Endormi depuis près de deux siècles, la nature a repris ses droits mais le jardin offre, à qui sait le voir, les vestiges d’un parc « à la mode » du XVIIIe siècle. Aujourd’hui sa beauté réside dans le contraste entre le monde minéral de la falaise de craie et le monde végétal de ce sous bois.

 

Les promenades de la Montagne, dites aujourd’hui Jardin anglais, est un ensemble de quatre promenades en lacets : les promenades de la Trinité, les promenades de la Tour, les promenades du Château et les promenades du Prieuré.

 

Chacune offre une ambiance, une esthétique qui lui est propre. Le visiteur est invité à admirer de véritables tableaux vivants mettant en scène le paysage environnant au gré des saisons et des travaux agricoles. Des pavillons disparus (belvédère, maison chinoise, chaumière) ainsi que le portail néo-gothique complétaient ce dispositif facilitant une plongée dans un autre espace temps ou dans une autre contrée imaginaire.

 

Si le bruit de l’eau s’est à jamais éteint, les anciens aménagements hydrauliques se devinent encore : cascade de 25 m de hauteur, bassin de la mare de la tour et arrivée d’un aqueduc. Des grottes rocailles incrustées de coquillages et de tessons jalonnent ce parcours tels des lieux de ressourcement et d’intimité.

 

Bien plus qu’un simple lieu d’agrément, ce parc paysager est l’expression des sensibilités d’une famille, celle de la Duchesse d’Enville, passionnée d’agronomie, de géologie et d’art. Dans son château, la duchesse accueillait régulièrement son cercle d’amis composé d’intellectuels progressistes, de ministres, et d’artistes tels l’abbé Dellile, Turgot, Jean-Marie Morel, Condorcet et Hubert Robert.

 

Malgré tout, le Jardin anglais de la duchesse d’Enville reste une partie oubliée du domaine, comme renfermée sur ses souvenirs. La volonté de l’Etablissement Public du Château de La Roche-Guyon est justement de préserver l’esprit sauvage du lieu.

 


Le jardin anglais est accessible en visites guidées lors de Plantes Plaisirs Passions, des Rendez-vous aux jardins et des Journées Européennes du Patrimoine. La visite commentée emprunte un parcours en lacets, et des allées de buis teintées de mystères.