|
La Roche-Guyon au Siècle des lumières l Le duc Alexandre de La Rochefoucauld (1690-1762) et la duchesse d'Enville (1716-1797) l Les grands travaux l Les tapisseries d'Esther
La Roche-Guyon au Siècle des lumières
Les raisons de cette métamorphose En 1744, Alexandre de La Rochefoucauld, duc et pair de France, est compromis dans une cabale contre Madame de Châteauroux, la favorite du roi. Louis XV exile le duc de La Rochefoucauld sur ses terres de La Roche-Guyon avec ordre d’y rester. C’est à cette disgrâce que le château doit sa métamorphose spectaculaire en résidence princière. Les travaux profitent aussi au village. En effet, le duc crée un vaste potager derrière la digue qui borde la Seine. Il rénove le chemin du bac et la route de Gasny. Il modernise le réseau d’adduction d’eau et fait creuser un grand réservoir souterrain pour alimenter sa demeure ainsi que le lavoir et la fontaine du village. Un héritage familial à perpétuer La fille aînée du duc, Marie Louise Nicole de La Rochefoucauld
accompagne son père dans son exil. Ils s’entourent
d’une société choisie d’aristocrates éclairés et de
gens d’esprit. On voit à La Roche-Guyon des ministres
(Choiseul, Maurepas, puis Turgot) et des gens de lettres (Madame du
Deffand, Julie de L’Espinasse, d’Alembert et plus tard
Condorcet).
La Roche-Guyon est à son apogée un lieu de réflexion et de mise en pratique de la philosophie des Lumières où l’humanisme des châtelains profite à l’ensemble du village et de ses alentours. |
||