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Vers la mise en place de la République

La succession de madame d’Enville

Madame d’Enville s’éteint à Paris en 1797 à l’âge de 81 ans. D’abord administrés par sa belle-fille, le château et les terres passent ensuite à son petit-fils, le prince de Léon, duc de Rohan. A sa mort, le domaine est partagé entre ses six enfants. Le château, le parc et un sixième des terres reviennent alors à son fils aîné, le futur cardinal de Rohan.


Le cardinal de Rohan

Louis François Auguste de Rohan-Chabot, arrière petit-fils de la duchesse d’Enville, naît le 29 février 1788. En 1808, il épouse Mademoiselle de Sérent, alors âgée de 17 ans. Mais celle-ci meurt tragiquement en 1815 : s’étant parée pour se rendre à un bal, elle s’approche trop près de la cheminée ; les dentelles de sa robe prennent feu. Entièrement brûlée, elle décède dans la nuit.

Un an plus tard, en 1816, le jeune veuf perd son père et devient duc de Rohan. Il décide alors d’entrer dans les ordres. En 1819, il entre au séminaire à Saint-Sulpice où il rencontre Victor Hugo. Ordonné prêtre en 1822, il est nommé archevêque d’Auch en 1828, puis archêque de Besançon en 1829. En 1830, il est fait cardinal. Mais à cause de la chute des Bourbon, le cardinal-duc de Rohan fuit le territoire français. Il part en Belgique, puis en Suisse. Il ne retourne dans son diocèse de Besançon qu’en 1832. Il y reste jusqu’à sa mort en 1833.


Le château de La Roche-Guyon retourne dans la famille de La Rochefoucauld

1797-1829, c’est la période pendant laquelle le château de La Roche-Guyon quitte la famille de La Rochefoucauld. En effet, nommé archevêque de Besançon en 1829, Louis François Auguste de Rohan-Chabot revend ses parts d’héritage à son cousin, François XIII de La Rochefoucauld, fils du célèbre La Rochefoucauld-Liancourt, fondateur de la première caisse d’épargne de France. Les descendants de cette famille habitent toujours le château.


Le château sous la République

Hormis la démolition de l’étage supérieur en 1890, le château n’a pas subi de remaniements notoires après la vente de 1829. Les châtelains se contentent de réaménager les appartements et d’organiser des visites privées pour redonner avec confort et brio une âme historique à leur demeure. Leurs invités admirent la ruine du donjon et la chambre d’Henri IV, se remémorant avec une certaine nostalgie les temps glorieux de la monarchie et du séjour des rois, à l’époque où la république se met en place.

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