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Le château assiégé, perte et reconquête : 1419 et 1449 l Quelques dates l La forteresse endormie l Une forteresse conçue pour résister
La forteresse endormie
Véritable repère dans le paysage, le donjon s'impose en gardien du château de La Roche-Guyon et des siècles d'histoire qu'il a vu défiler.
Erigé vers 1190, le donjon est rapidement complété de deux enceintes, le tout étant achevé dans les premières années du XIIIè siècle. Il faut l’imaginer bien plus imposant qu’il ne l’est aujourd’hui. Haut d’une vingtaine de mètres à présent, il en faisait plus de trente à l’origine. Il dominait la vallée de la Seine et permettait dans le même temps de garder un oeil vigilant du côté du plateau en direction de la vallée de l’Epte et de la Normandie toute proche.
Resté inchangé pendant des siècles, le donjon a beaucoup
souffert pendant la Révolution. En effet, le 2 octobre 1793, le
Conseil général de Seine et Oise ordonne que le donjon soit détruit
: le site pouvait devenir dangereux si les contre-révolutionnaires
s’en emparaient. Mais c’est également à un symbole de
la noblesse et de la monarchie que l’on s’attaque
alors. Le donjon ne sera pas totalement démonté. Mais aura à subir les
bombardements de la Seconde Guerre mondiale qui ont contribué
à son érosion. Un passage souterrain Le seul moyen d’accéder au donjon est d’emprunter l’escalier souterrain creusé dans la falaise et qui relie le château du bas à celui du haut. Son tracé laisse penser qu’il a été percé par deux équipes allant à la rencontre l’une de l’autre. Il faut compter près de 250 marches pour arriver dans la cour
intérieure, au pied du donjon.
Le donjon est en forme d’amande. Arrondi vers la vallée,
il est effilé en éperon vers le plateau. En effet, la tour est
renforcée du côté par lequel elle était susceptible d’être
attaquée. La falaise offrait quant à elle une protection naturelle.
Le donjon est entouré de deux chemises, elles aussi en
amande.
A l’origine le donjon dénombrait cinq niveaux : le silo, le premier étage d’où part l’escalier à vis, le deuxième étage, un troisième étage sensiblement identique au précédent et, enfin, une terrasse qui était le seul endroit de riposte. Aujourd’hui le donjon ne s’élève pas plus haut que le deuxième étage désormais à ciel ouvert. On peut y admirer une vue imprenable sur la vallée de la Seine. |
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