Hors les murs...
autour d’un bortsch fumant
UNE ÉCHELLE, VITE
UNE ÉCHELLE !
d’après
Nicolas Gogol
vendredi 20
novembre à 20h30 au collège de Magny-en-Vexin (reportée)
samedi 21 novembre à 20h30 à la
maison du Parc à Théméricourt
lundi 23 novembre à 20h30 au
Théâtre du Chaudron à Paris
samedi 28 novembre à 20h30 à
l’Hôpital de La Roche-Guyon
Comme toujours, le spectacle se termine à table autour d’un
bortsch bien
chaud.
Conception Yves
Chevallier et Michel Sigalla. Collaboration artistique Christine
Friedel.
Produit par le château de La Roche-Guyon, ce spectacle est conçu
pour aller à la rencontre du public du Vexin (avec deux
représentations exceptionnelles à Paris)
Et si Gogol avait été enterré vivant ? Car il
semblerait qu’à son changement de sépulture on l’ait
retrouvé couché sur le côté... Il vous le dira lui-même, avec
les mots du Journal d’un
fou, du Manteau, ou
du Nez, des fragments de
son journal ou de son testament, avec sa tête poignante à mourir de
rire. Molière russe, précurseur de Kafka : Gogol, avant tout, en
quête d’absolu. « Une échelle, vite une échelle » auraient
été ses derniers mots. Il faut monter au moins jusqu’au ciel,
mais aussi rester au plus près des humbles, et même du public.
C’est pourquoi Gogol nous invite à partager, autour
d’une grande table, un bortsch bien populaire, bien
roboratif, bien chaud. C’est Michel Sigalla qui porte cette
épopée à une voix, avec la force, la folie, la fantaisie,
l’émotion, et quoi encore, d’un Gogol qu’on ne
pourra jamais enterrer.
Gogol a écrit dans les
nouvelles pétersbourgeoises sa détestation d’une ville qui
représentait LA ville et pour lui l’essentiel des tares de la
société. Le Nez, le Manteau, le Journal d’un fou y sont
autant de récits hallucinés et épouvantablement drôles de
l’auteur inspiré et féroce des Âmes mortes et du Révizor.
Composé d’emprunts à ces nouvelles, de son testament, de ses
écrits sur le théâtre et de nos propres ingrédients, nous proposons
un voyage à “Gogolgrad“ à un nombre réduit de
spectateurs attablés autour d’un bortch fumant. Goethe en
mourant demandait « plus de lumière », Gogol, lui, réclamait « une
échelle vite, une échelle ! ». Ce sera le principal accessoire de
ce spectacle destiné à “itinérer“ dans le Vexin.
M.S et Y.C.
Si Yves Chevallier fait écriture de l’écriture des autres,
ce n’est pas du tout du côté du pillage. C’est même
exactement à l’opposé. C’est ce qu’on appelle
monter un texte : le sertir pour en révéler l’éclat et en
aviver les angles, le servir comme un ortolan sous sa serviette
blanche Arômes à l’état pur. Ceux qui ont assisté aux
représentations de Mon vieux
Vilbure (éditions de l’Amandier) à partir du
compagnonage entre Braque et Picasso, comprendront. Cette fois-ci,
ils sont deux, avec Michel Sigalla, à faire oeuvre du plaisir
d’intelligence qu’ils ont eu à lire Gogol. Un Gogol pas
vraiment fou, contrairement à ce qu’il essaie de nous faire
croire (plus la confusion troublante, dans le vocabulaire des
enfants, entre la folie et son nom), mais solitaire, lucide,
misogyne par défaut, mais Bref un inadapté génial, et drôle
: avoir besoin d’une échelle pour monter au ciel ! Simplement
un spectacle à l’échelle d’une échelle.
C.F.
Uniquement sur réservation (20
€ souper compris) : 08 11 09 16 96
NOVEMBRE 2009
:
20 : MAGNY-EN-VEXIN :
Collège Claude Monet, 9 rue Robert Baron 95420 Magny en
Vexin, tél. 01 34 67 04 67.
(reportée)
21 : THÉMÉRICOURT : Maison du
Parc, 95450 Théméricourt, 01 34 48 66 10.
23 : PARIS : Théâtre du chaudron
: La Cartoucherie, route du Champ de Manoeuvres, 75012
Paris. Tél.: 01 43 28 97 04
En métro
: métro ligne 1, station Château de Vincennes, sortir en
tête de train, puis prendre le bus n°112, arrêt
Cartoucherie.
En voiture
: parcours fléché depuis
l’esplanade du Château de Vincennes. Parking
gratuit.
Salle accessible aux personnes
handicapées.
28 - LA
ROCHE-GUYON : Hôpital de La Roche-Guyon.
(20€ spectacle+repas, dont 10€ reversés au profit des
enfants hospitalisés).
Tous les renseignements et les réservations au château :
08 11 09 16
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