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Voyages aux Amériques

Week-end organisé en partenariat avec le Musée d'Art Américain Giverny

Ce continent ignoré du reste du monde pendant toute la durée des temps anciens et pendant un grand nombre de siècles modernes ; les premières destinées sauvages de ce continent, et ses secondes destinées depuis l’arrivée de Christophe Colomb ; la domination des monarchies de l’Europe ébranlée dans ce Nouveau Monde ; la vieille société finissant dans la jeune Amérique ; une république d’un genre inconnu jusque alors, annonçant un changement dans l’esprit humain et dans l’ordre politique ; la part que ma patrie avait eue à ses évenements ; ces mers et ces rivages devant en partie leur indépendance au pavillon et au sang français (...), les Etats-Unis renvoyant à la France, à travers l’Océan, la révolution et la liberté que la France avait soutenues de ses armes ; enfin, mes propres desseins, les découvertes que je voulais tenter dans ces solitudes natives, qui étendaient encore leur vaste royaume derrière l’étroit empire d’une civilisation étrangère : voilà les choses qui occupaient confusément mon esprit.

Chateaubriand - Mémoires d’outre tombe


Petite histoire et géopolitique : Benjamin Franklin, s’il n’a pas visité le Château de la Roche-Guyon, a entretenu une correspondance suivie avec le duc de La Rochefoucauld ; La Fayette a aidé la jeune démocratie américaine ; le colonel Charles Staton (pour le général Pershing) a prononcé la célèbre "La Fayette, nous voilà" en 1917... Plan Marshall, Atlantisme, divergences diplomatiques ou culturelles, interdépendance économique : la france et les Etats Unis sont indissolublement liés. Ce week-end inaugure une série non limitée de rendez-vous, commencés avec la fréquentation de Franklin.

Samedi 13 Octobre à partir de 10h, au musée d’Art Américain Giverny.
99 rue Claude Monet 27620 Giverny - 02 32 51 94 65 - contact@maag.org - www.maag.org

  • Colloque de 11h à 17h

    On pourra notamment écouter les interventions d’Annick Foucrier (Paris 1), En service commandé : observateur français en Californie aux 18ème et 19ème siècle ; Marie-Jeanne Rossignol (Paris 7), le voyage de Jacques-Pierre Brissot en Amérique : août-décembre 1788, d’une révolution à l’autre ; François Weil (EHESS), l’hôte de la nation : le voyage de La Fayette aux Etats-Unis, 1824-1825 ; Françoise Mélonio (Paris 4), Comme disait M. de Tocqueville, ainsi que les communications de Jacques Portes (Paris 8), Denis Lacorne (CERI) et Alice Béja (ENS).

  • Films à 18h30

    L’extravagant mister Ruggles, de Leo McCarey (1935 - 90min)
    A Paris en 1908, Ruggles est le valet de chambre anglais du comte de Burnstead. Lors d’une soirée arrosée, le comte joue au poker avec un couple d’américain  et "perd" Ruggles. Le valet se voit bien malgré lui obligé de suivre les Floud, ses nouveaux patrons, aux Etats-Unis. Après le choc des cultures, il va prendre goût à l’égalité des conditions que lui propose la société américaine. Avec Charles Laughton.

    Un divan à New York ,de Chantal Akerman (1995 - 105min)
    A l’occasion d’un échange d’appartement, Henry, psychanalyste à New York, tombe dans la bohême délabrée de Belleville, tandis que Béatrice, danseuse française, est éblouie par son luxueux appartemment de l’Upper Eastside. Mais on échange pas que sa maison : Béatrice sait très bien écouter, ce qui n’est pas le cas d’Henry, hors de son métier. Choc des cultures, jeux de rôles : une comédie sentimentale bien française... à l’américaine. Avec Juliette Binoche et William Hurt.


Dimanche 14 octobre à partir de 12h, au Château de la Roche-Guyon

  • Danse à 15h

    L’Amérique, duo de Fanny de Chaillé avec Christophe Ives
    Fanny de Chaillé a dansé avec les mots : La Pierre de causette, installation-performance inspirée de la pierre de Rosette, Le Robert, entre un danseur et un dictionnaire. Cette fois, elle joue du plein air et chorégraphie la découverte d’un nouveau monde : c’est loin, l’Amérique ? Ce sera au bord de la Seine, en vue d’un château, l’invention d’une île.

  • Hommage à Walker Evans, vernissage à 12h

    Photographie de Marion Dubier-Clark
    Hommage au défunt film polaroid SX-70 : les images sont réalisées uniquement en extérieur, puis scannées et imprimées, alliant les technologies de pointe de l’époque à celles d’aujourd’hui. La colorimétrie imprévisible de ce film d’exception incite à toutes les audaces. Chaque image est une surprise !
    Hommage à Walker Evans, photographe éminant New Yorkais et grand amateur de Polaroid, à travers ses images de la Grosse Pomme et de San Francisco réalisées en octobre 2005 et octobre 2006.
    Exposition du 13 au 28 octobre



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